jeudi 18 mars 2010

Les modèles de mesure de performance des OSBL

CURRICULUM VITAE
CURRICULUM VITAE

Les gestionnaires et les organismes à but non lucratif sont de plus en plus préoccupés par la mesure de leur performance. Les indicateurs financiers, même combinés à des mesures non financières, ne sont pas suffisants pour évaluer et mesurer les résultats des activités des OSBL. Effectivement, la structure et la mission particulière de ce type d’organisme nécessite beaucoup plus qu’une évaluation financière afin de bien mesurer sa performance.

Le problème est que les OSBL ne disposent de mesures de performance comme les ratios de rentabilité ou de rendement pour les actionnaires, habituellement utilisées par les organismes à but lucratif, pour évaluer leur performance. Aussi, les OSBL ont de la difficulté à développer leurs propres mesures de performance car ils ont souvent des objectifs mal définis, parfois plusieurs objectifs et qu’ils offrent des services intangibles.

Nous allons mentionner dans notre blog trois modèles de mesure performance pour les OSBL :

1. Modèle d'impacts des intrants


Ce modèle met l’emphase sur la mission et la vision de l’organisation, et classe les systèmes, la structure, la stratégie, les ressources ainsi que l’environnement interne comme des intrants. En effet, pour atteindre ses objectifs, l’organisme doit avoir accès à ses ressources (équipements, fournitures, personnel, etc.) afin de les utiliser de manière optimum.


CURRICULUM VITAE

Les extrants des organisations prennent la forme des produits et services qu’on peut ranger en extrants internes et extrants externe. Les membres des programmes de l’organisation devraient bénéficier de ses activités, et dans ce cas, on pourrait s’attendre à des impacts sur la société.

Tous les programmes de l’organisation doivent être mesurés selon les 5 dimensions de ce modèle, d’où l’intérêt d’établir des liens de cause à effet entre les intrants, les extrants, les activités, les résultats et impacts. En effet, les liens entre ces différents éléments aident les gestionnaires à comprendre et à gérer les activités et indiquent quelles mesures il est nécessaire d’analyser en priorité. Il est aussi indispensable d’évaluer les impacts et les résultats réels.

Pour finir, le choix des indicateurs de performance est déterminant. Les indicateurs financiers sont généralement considérés comme des indicateurs importants mais ne réussissent pas à refléter la performance réelle des OSBL.


2. Tableau de bord


CURRICULUM VITAECette méthode a été développée, à l’origine, pour le secteur privé afin de pallier aux manques de la comptabilité financière.


CURRICULUM VITAE

CURRICULUM VITAECURRICULUM VITAE


CURRICULUM VITAE

CURRICULUM VITAELa perspective « client » mesure des indicateurs comme la fidélisation des clients, la part de marché ou la rentabilité du client, afin d’évaluer comment l’organisation crée de la valeur à ses clients. La perspective interne comprend des mesures du rendement d’exploitation (coût, qualité, etc.). En outre, la perspective interne peut également comporter des mesures des processus d’innovation. Enfin, la croissance et l’apprentissage organisationnel proviennent des personnes et des systèmes (la motivation des employés ou les capacités des systèmes d’information).


Par ailleurs, tout système de mesure de performance doit être précédé par une définition claire de la stratégie. En effet, en quantifiant la stratégie, les organisations réduisent l’ambigüité et la confusion sur les objectifs et les méthodes.


Étant donné que la réussite financière n’est pas l’objectif premier d’un OSBL, la majorité de ces organismes ont rencontré des problèmes avec la structure originale du tableau de bord qui place les perspectives financières au sommet de la hiérarchie. Par conséquent, de nombreux OSBL ont transformé la structure du tableau de bord.


Au fait, les OSBL devraient intégrer la mission de leur activité au sommet de leur tableau. Dans les entreprises privées, les mesures financières évaluent la responsabilité entre l’entreprise et ses propriétaires (actionnaires), il est donc normal qu’elles soient placées au sommet. Or, dans les OSBL, c’est la mission qui représente la responsabilité entre l’organisme et la société.


3. La famille des mesures


CURRICULUM VITAECe modèle de mesure de performance peut être utilisé par n’importe quel OSBL. En effet, chaque organisation a besoin de trois paramètres de performance pour mesurer sa capacité à mobiliser ses ressources, l’efficacité de son personnel au travail, ainsi que ses progrès dans la réalisation de sa mission. Les paramètres adoptés pour évaluer les performances dans les trois catégories vont différer d’un OSBL à un autre.


CURRICULUM VITAE




Pour finir, le choix des indicateurs de performance est déterminant. Les indicateurs financiers sont généralement considérés comme des indicateurs importants mais ne réussissent pas à refléter la performance réelle des OSBL.

CURRICULUM VITAEDeux des trois paramètres sont relativement faciles à déterminer : il s’agit de ceux qui mesurent la mobilisation des ressources et qui rendent compte de l’efficacité du personnel. En effet, les OSBL disposent généralement déjà d’une mesure de ces paramètres. En revanche, le troisième paramètre, mesurant la performance de l’organisation en termes de réalisation de sa mission, est le plus difficile à déterminer.


Selon vous, quelle méthode d'évaluation serait la plus adaptée pour le système de santé Québécois?










CURRICULUM VITAE

1 commentaire:

  1. Bonjour,

    Nous ne connaissons pas vraiment le fonctionnement du système de santé Québécois et finalement pas beaucoup plus le français. Une chose est certaine cependant c’est que le système actuel doit changer et que la question de la mesure de la performance des structures hospitalières est au cœur des préoccupations. En ce qui concerne la première méthode, nous avons du mal à nous représenter quels sont les intrants et les extrants dans le cas d’un hôpital. Pouvez vous nous donner des exemples ?

    Pour la méthode des tableaux de bord, en ce qui concerne la perspective client, l’indicateur de fidélité évoqué nous semble plutôt absurde, vous en conviendrez, car il ne s’agit pas de faire revenir les gens. En revanche, la notion de rentabilité de la clientèle nous semble beaucoup plus intéressante. En effet, même si l’on considère une structure sans but lucratif, cette dernière doit tout de même être au minimum à l’équilibre financier. Il est difficile de concevoir maintenant une structure qui ne serait pas autosuffisante. Sans pour autant vouloir faire de l’argent à tout prix, l’idée de rentabilité de la clientèle dans le sens où les recettes couvriraient les coûts associés doit selon nous se généraliser. On voit déjà, du moins c’est le cas en France, une réduction des coûts par la diminution du nombre de jours d’hospitalisation. Par exemple, lors d’une naissance, le retour à la maison de la mère et de son enfant se fait beaucoup plus rapidement qu’auparavant afin de libérer les lits plus rapidement et de restreindre les coûts d’une telle hospitalisation. Il est possible d’imaginer ainsi une décharge plus rapide des patients vers des centres spécialisés (maison de repos, centre de rééducation,…) qui eux seront adaptés et prendront en charge la suite des soins une fois que l’hôpital aura joué son rôle premier.

    Le problème majeur reste comme vous l’avez déjà souligné dans votre blog, la définition de la mission d’un hôpital. En effet, si l’on considère un organisme à but non lucratif, ce qui importe ce ne sont pas les résultats financiers, du moins au premier abord, mais la performance dans la réalisation des objectifs associés à la mission de l’organisme. La difficulté reste majeure : comment définir cette mission et quels objectifs y associer ? Cette question nous semble toujours sans réponse. Par ailleurs, il ne semble pas pouvoir exister de critères objectifs pour réaliser l’évaluation de la mission. Dans ce cas, comment est-il possible de savoir si les hôpitaux dévoilent la vérité et comment peut-on faire des comparaisons entre hôpitaux sur des critères subjectifs ?

    Enfin, pour conclure, vous nous avez présenté le cadre théorique des mesures de performance mais pouvez-vous porter un jugement sur la qualité de tel ou tel outil ou savez vous ce qui se pratique réellement dans les hôpitaux aujourd’hui car nous ne voyons pas concrètement l’implication que ces outils peuvent avoir.

    Émilie et Laura

    RépondreSupprimer